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One From Many

One from many” de Dee Hock (pas de traduction francaise de ce que je vois) est un livre qui m’a ete prete par Stephane Becker lors de mon petit sejour touristique linguistique a Strasbourg a l’occasion du StartUp Week-End. Merci vieux!

One From Many” est un livre qui frappe tout d’abord par l’immense humilite de la personne qui l’a ecrit bien qu’ayant ete le pere fondateur et CEO de VISA (oui, la fameuse carte de payment) et par la sagesse qui transpire de ses reflections.

L’anti-confirmiste de l’auteur, malgre son accession au pouvoir et son aspiration profonde pour une societe meilleur, se retrouve tout au long du livre offrant un point de vue assez rachraichissant par rapport a beaucoup de livre qui font plutot dans l’auto-congratulation genre “Straight From the Guts” de Jack Welch (CEO de General Electricity).

C’est assez rare de lire de la part de quelqu’un qui a vecu presque toute sa vie professionelle dans la finance et a la tete d’une des plus grosses entreprises financieres que la societe creuse des inegalites lorsque les entreprises socialisent les couts et capitalisent les gains.

Un autre theme que j’ai adore c’est comment il traite le leadership et partage sa pietre estime pour le management de l’ere industrielle qui semble perdurer malgre son inadequation avec le monde de maintenant. Pour lui, le management doit etre comme une pyramide inversee ou la premiere responsabilite est de se manager soit meme, puis ceux au dessus hierarchiquement, puis ceux annexes et enfin les subordonnees. Si on proteste qu’on a plus le temps pour manager les subordonnees, c’est normal et si tout le monde faisait ca, il n’y aurait plus besoin de micromanager personne!

J’aprecie egalement l’honetete et l’humanite dont fait preuve l’auteur sur ses echecs (professionnels) dans sa quete de visa. Et pour faire un parallele assez saisissant sur le success en comparant avec le super mediatise Jack Welch dont la carriere a couter deux mariages (a l’epoque de son livre), Dee Hock est reste avec son premier amour. Bref, c’est assez peu conventionel comme livre!

Lorsqu’il s’agit de faire quelquechose de nouveau, ce n’est qu’en testant que l’on saura si ca marche ou pas (pas etonnant pour quelqu’un boulversant les idees recues). Genre il ouvre le “board meeting” aux femmes des directeurs (lol). Je retriens egalement cette phrase pour cesser d’argumenter avec les naysayers (ceux qui disent toujours non a tout): “If you think you can’t, why think”.

Ce qui est aussi frappant dans cette histoire au fond, c’est que rien ne le predestinait a etre a la base puis a la tete d’une si grosse entreprise. Aujours’hui VISA est cote en bourse et a surement bien change par rapport a ses ideaux.

Je termine sur une autre phrase que j’ai adoree (pour les dinausores du management): “Only fools worship their tools”. Tellement vrai.

Bref, je recommende chaudement a tous les mordu de litterature business :)

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