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Puceau ou pas puceau?

Lorsqu’on a travaille pour autant de boites que moi, il y a des choses qui deviennent evidentes et d’autres avec lesquelles on a un peu plus de mal a porter un jugement definitif dessus.

Parmis ces dernieres il y a embaucher des jeunes ou des gens avec beaucoup d’experience. Aucun doute que la reponse depend de ce pouquoi on a besoin de nouveaux employes, mais meme dans ce cas y’a beaucoup de pour et de contre a peser. Aussi peut etre que la reponse se cache elle dans la balance entre les deux.

Ce qu’il y a de bien avez les jeunes c’est leur energie/passion (qu’il faut parfois canaliser) et leur curiosite (parfois en exces). Ils apportent souvent une certaine fraicheur aux equipes (autre idees/point de vue) car il sont en mode decouverte. Ils rechignent naturellement moins a faire un travail ingrat/long/repetitif (ce qui donne lieu a des abus) et contredisent peu voir pas du tout car il n’ont pas les connaissances et l’experience necessaire pour ca (meme si cela ne genent pas certain qui se plaignent de tout). Avec tout ca, rares sont ceux restant dans leur premier travail (a tort ou a raison d’ailleurs).

Utiliser des jeunes est a double tranchant et l’entreprise prend un risque concret. Ceux qui les utilisent comme main d’oeuvre peu chere aurait mieux fait de soustraiter en Chine (ou pays de l’est). Meme si le salaire reflete generalement le manque de productivite (et encore), cela ne doit pas etre la raison de l’embauche car cela ne fait pas de sens economiquement sur le court, moyen ou long terme.

Les jeunes n’ont pas ou peu de relations avec le monde du travail a part leurs idees recues, ce qui pour moi est le plus gros risque avec les jeunes car on ne sait pas comment ils vont reagir a ce nouvel environement et le boulversement de leur idees. Un jeune joignant une emtreprise tres bien peut etre amene a la quitter car il ne la trouve pas assez bien pour au final se rendre compte qu’il n’est pas pret d’en retrouver une aussi bien. Ce qui nous amene a l’encadrement qui ne peut se faire que via des personnes d’experience (et non des papiers explicant des regles de conduites).

Les vieux routards eux peuvent faire gagner un temps fou car ils savent comment faire les choses au mieux (le challenge est rarement la technologie) mais ils ont souvent du mal a croire dans l’entreprise car ils en ont entendu des histoires qui ne se concretisent pas. De plus ils viennent avec un bagage culturel et n’ont pas forcement envie de s’adapter ou d’experimenter, ce qui les rend peu prone a prendre des risques parfois necessaire pour trouver de meilleures facon de faire. Le pire etant ceux qui versent dans le sarcasm (le cancer des entreprises).

Et vous, c’est quoi votre experience sur ce sujet?

Derriere le rideau

On attribute a Louis XI la citation: “Qui ne sait dissimuler ne sait pas régner”. J’avais lu ca pendant mes longues heures a jouer a “Jeanne d’Arc” sur Amiga lorsque j’etais ado. Ayant ete eleve dans l’esprit d’etre franc et fier de la force de mes convictions, la disimulation pour moi etait plutot synonyme de lachete que de leadership (un peu comme le paladin loyal bon du coin qui en plus a une grande gueule). Depuis les annees ont passees et j’ai appris a mettre de l’eau dans mon vin sur mon militantisme de dire haut et fort tout ce que je pense en blessant au passage les gens que j’aime sans jamais vraiment souhaiter ce resultat.

20 ans plus tard, j’ai pu voir de mes yeux que la maxime est appliquee avec grand soin dans les entreprises et grace a la democratisation de l’information, on peut aussi se rendre compte que les milieux politiques restent eux aussi fidels aux idees moyen ageuses. Si les annees ne m’ont pas fait oublie la citation de Louis XI, il n’en reste pas moins que la question demeurre ouverte: Doit-on dissimuler pour pouvoir regner? ou plutot: peut-on reigner sans dissimuler? Mes convictions m’ont toujours pousse a croire que c’etait possible, mais la realite n’est pas si tranchee sur ce sujet.

Ma lecture de “One From Many” (de Dee Hock, le CEO de VISA) a recemment ranime mon interet pour la question (especialement le passage ou le board meeting est devenue ouvert aux femmes des employes et qu’ils etaient transmis dans leur integralite aux employees). On voit bien que Dee Hock a des idees similaires d’ouverture mais il semble garder un gout amene de son aventure en general et qu’au fur et a mesure que l’entreprise grandissait il fut de plus en plus dur de ne pas se conformer (aujourd’hui VISA est cote en bourse par exemple). Faut dire qu’il n’a pas choisit l’industrie la plus clemente (la finance) pour ses idees de partage et trasnparence de l’information, mais bon.

La premiere fois ou j’ai vraiment pu voir derriere une partie du rideau fut dans mon travail precedent et c’est arrive car j’ai pose mes yeux sur un document confidentiel a l’entreprise. L’histoire anecdotique est la suivante:

Un jour, on apprend via email qu’une personne ayant travaille pour les finances de la boite depuis plus de 10 ans decide de changer d’air. Qu’il s’ennuie un peu a faire la meme chose tout le temps et voudrait rejoindre une autre start-up pour retrouver l’enthousiasme de faire quelquechose de nouveau. La boite organize et paye une fete de depart car il a contribue au succes de la boite depuis tellement longtemps. A cote de cela un bon developpeur, avec beaucoup de connaissance du produit et bien aime de tout les autres developeurs, ayant egalement contribue au succes de la boite (mais n’ayant que 3 ans d’anciennete) demissionne dans la plus grande indifference de la part du management. Jusque la rien d’exceptionnel, c’est meme plutot banal, “Business as usual” comme on dit. La realite est quelque peu differente. La premiere personne a en fait recu une lettre officielle (dont j’ai ete temoin) de la part d’un directeur lui disant que sa performance n’etait pas a la hauteur et sa contribution nulle puisque le directeur devait tout a faire lui meme. Le directeur ajoutte qu’il pourrait lui apprendre (genre j’ai considerer des alternatives, ca c’est le cote legal), mais que clairement il a pas le temps pour ca et qu’au final, cela couterait plus cher a l’entreprise que d’engager une personne fraiche de l’ecole qui peut deja faire ca. En gros, merci, t’as suffisammenet profite, maintenant la porte est par la. Pour la deuxieme personne, son salaire etait trop bas et personne n’a voulu le revoir a la hausse malgre ses demandes (et croyex moi j’ai vue ce que tous les developpeurs gagnaient et meme les nouvelles recrues fraiches n’ayant pas d’experience du produit, ni du domaine touchaient plus que lui, genre 50% de plus). Ce que ca montre c’est un disfonctionnement fondammental mais la question est: pourquoi ce besoin d’avoir un rideau sur ces histoires? Si on comprend a moyen titre que l’entreprise ne veut pas communiquer le salaire de ses employes dans le deuxieme cas (ce que je trouve discutable), pourquoi en revanche cacher que: ne pas etre performant est synonime de licensiement meme dans le management superieur (car pour un developeur on se cache moins de le dire et ca s’est dit).

Toujours dans la meme boite, je faisais alors des aller-retours reguliers entre Londres et Zug l’an dernier lorsqu’un nouveau CEO fut nomme a la tete de la boite. Il est arrive en grandes pompes, soit disant d’un background marketing/sales (ce dont la boite avait besoin a ce moment la, du moins d’apres le board). Il a ete rapide a annuler/denigrer tous les efforts recents pour changer la boite en remettant a leur place ceux ayant ammene la boite la ou elle etait (dans la merde) et la consequence logiques furent que la boite replongea dedans la tete la premiere. De mon cote, j’avais tourne la page et j’etais retourne en Suisse, lorsqu’une source de confiance bien placee dans la boite m’indique que le board a decide de virer le CEO. Peu de temps apres, une autre source (development cette fois-ci) me dit que le CEO a decide de demissionner dans 3 mois a cause de problemes cardiaques. Le jour meme ou le CEO quittait la boite (officiellement a cause de probleme de coeur), son profile LinkedIn etait mis a jour devenant ainsi le CEO d’une autre boite. Alors, soit son probleme cardiaque a ete corrige la nuit de sa transition de poste, soit on a trouve une excuse grosse comme une maison pour les employes. La question que je me pose encore dans ce cas encore la est: pourquoi est-il necessaire de cacher la realite sur cette histoire?

L’idee sous jascente est que l’effets sur les employes de savoir la verite est nefaste. Si c’est pour permettre au sortant de garder la face, au detriment de la confiance des employees, n’est-ce pas une mauvaise affaire? Apres tout, on vire les personnes qui sont detrimentales au bien etre de l’entreprise et il n’y a pas de mal a ce que cela se sache (puisqu’on agitte regulierement le baton). Il y a bien eu des licenciements lies a la performance dans le developpeur, quel meilleur message que: le CEO n’a pas ete aussi performant que prevue, on va en trouver un meilleur. Signe-t-on une clause dans un contrat de travail en tant que CEO qui dit qu’en cas de licensiement, on doit garder la face? (ou pour garder la face de ceux qui l’ont engage en premier lieu?: le board). L’entreprise benefice t-elle de ce mensonge/vision biaisee? Difficile a croire d’apres mon experiemce si le but est de baisser le septisisme et renforcer la confiance dans les dirigeants.

20 ans apres, la citation de Louis XI n’a pas fini de me faire reflechir sur sa validite.

Devenir un leader – Chapitre 5

Si vous n’etes pas encore dans un role officiel de leader malgre vos ambitions, ne desesperez pas. Etre dans une position informelle est en fait le meilleur moyen de s’entrainer a un role de leader.

Deuxieme partie: L’interaction sociale

Chapitre 5: Appobation et leadership informel

Lorsque vous etes officiellement dans une position de leader, vous avez de-facto cette stature et vous ne faites pas forcement attention aux signes du leadership. Dans une position informel en revanche, vous vous devez de maitriser les outils d’influence afin de pouvoir leader efficacement. Votre success en role de leader officiel n’en sera alors que plus grand.

Un des lieux les plus simples pour s’entrainer reste de loin les reunions car vous pouvez alors vous concentrer a observer les dynamiques du comportement sans distractions. Dans chacune d’elle, si vous y pretez un peu attention, vous verrez alors que deux communications s’operent simultanement: verbale et non-verbale (voir chapitre 2). Si la verbale reste celle sur laquelle la plupart des personnes se concentrent, la non-verbale est de loin la plus efficiace pour un leader.

D’ailleurs pour vous en convaincre, il vous suffit de regardez un groupe de discussion pour vous rendre compte qu’il ne vous faut pas longtemps pour remarquer qui est le leader sans meme avoir besoin d’entendre ce qu’ils disent. C’est d’ailleurs un jeu auquel je m’adonne systematiquement et vous n’avez besoin de faire attentions qu’a deux parties du corps: les yeux et les pieds.

Pour les yeux, ca peut paraitre evidents (on y reviendra) mais pour les pieds ca l’est peut etre moins. Les pieds pourtant sont de loin la partie la plus honnete du corps car contrairement au visage, on n’apprend pas a les controler. Il y a a fort a parier par exemple que vos parents vous ait deja dit de sourire meme si vous n’etiez pas heureux (pour une photo par exemple), mais pas de pointer vos pieds dans une certaine direction.

En general, les pieds sont le moyen le plus efficace pour determiner dans quelle direction la personne souhaite reelement aller, mais ils permettent egalement de savoir l’affinite q’une personne pour une autre lorsqu’on ne peut pas bouger. Generallement les pieds pointent tout simplement vers le leader informel, celui qu’on approuve sans forcement le dire (si les pieds sont croises, c’est generalement un signe de confort, mais je vous invite a lire le livre conseille dans le chapitre 2 pour bien comprendre).

Ainsi, pour cette raison, je regarde toujours les pieds en premier (lorsque c’est possible), puis j’analyse la dynamique/danse qu’operent les yeux dans la salle au fur et a mesure des echanges.

Les yeux sont la pour approuver valeur d’une personne (pas forcement ses idees, mais son authorite). Depuis tout petit on est fait ca de facon naturelle (“regarde maman” = donne moi de l’attention/importance, ou “papa je peux toucher ca?” = je te regarde pour que tu me dises ok ou pas, je ne regarde pas ce que je veux).

Ce qui entraine deux dynamiques interessantes a etudier dans les reunions:

1. Dans un moment de doute et silence, les gens vont tourner leur regard vers leur leader (officiel ou informel) en attente d’une reponse pour les sauver de l’incertitude.

2. Vous avez le pouvoir de donner ou pas de l’importance a quelqu’un en le regardant.

Si le premier est facile a determiner, le deuxieme l’est bien moins car il demande un effort conscient de votre part.

Celui en position de leader regarde rarement une seule personne, il promene son regard sur *son* groupe a la place et accorde ainsi la meme importance a tout le monde. A l’inverse tout le monde le regarde de facon disproportionnee.

C’est generalement tres instructif et vous permet de voir rapidement ou vous vous situez dans la hierarchie du groupe a moindre frais.

Si vous ne l’avez pas deja fait, observer les echanges des yeux et la position des pieds dans votre prochaine reunion.

Pour etudier le mouvement des yeux, il y a d’autres situations que je trouve tres interessantes:

La premiere est une simple personne en croisant une autre qu’elle ne connait pas dans un couloir. Il suffit de voir qui baisse les yeux/detroune la tete. C’est encore plus vrai lorsqu’il y a un court echange de regard avant de se croiser. Regardez le sol est generalement un signe de soumission (comme lorsqu’on est puni etant petit et qu’on ose pas croiser le regard de son papa ou de sa maman). Ca permet de voir le status d’un leader ou pas rapidement sans meme connaitre la personne au prealable.

Et vous? Lorsque vous croisez une personne, gardez-vous votre regard droit ou regardez vous le sol un moment? ou une direction loin de la personne? Si c’est le cas, essayez de vous entrainer a garder votre regard droit (si ca peut aider regardez a travers la personne et non pas la personne en elle meme car il est plus dur de soutenir un regard).

La deuxieme est un cas extrement bien qu’anodin: le classique de l’ascenseur. Dans mon dernier travail je prends l’ascenseur tous les jours avec des personnes que je ne connais pas et c’est drolement interessant de voir les comportements qui s’operent. C’est une excelente opportunite pour observer comment les gens reagissent dans une situation qui les mets mal a l’aise. Invariablement, il y a ceux qui cherchent a fuir du regard en fixant le chiffre indiquant l’etage afin d’ignorer l’environnement hostile (combien de temps encore?). Puis il y a ceux qui decident de distraire leur cerveau en s’absorbant dans leur telephone portable ou autre gadget. Puis il y a ceux decontractes. Et vous, comment reagissez vous dans un ascenseur? Comment pouvez vous augmenter votre confort?

Ce qui nous amenera au chapitre suivant sur la confiance en soi.

Devenir un leader – Chapitre 4

On continue sur notre serie pour apprendre a devenir un leader. La ou les 3 premiers chapitres vous apprenaient a avoir l’apparence d’un leader, les chapitres suivant vont vous apprendre les techniques a employer.

Le leadership c’est avant tout reussir au travers d’autres personnes et pour cela, il vous faudra maitriser l’art d’influencer les autres. Apres tout, c’est pour la bonne cause, on peut obtenir un resultat bien plus grand en leadant qu’en essayant de tout faire soi meme.

Deuxieme partie: L’interaction sociale

Chapitre 4: Demonstration de valeur et positionnement

Lorsque je vais faire du Karate le lundi et que j’arrive un peu en avance, la salle de sport est occupee par des jeunes de 10-12 ans qui font du hand-ball. Un soir, il y a pas si longtemps, bien que n’etant pas un fan de sport en tant que spectateur, j’ai tout de meme regarde les differentes strategies jouees par les enfants avant de me preparer. Jusqu’ici, je n’avais jamais vraiment porte attention au parallele entre sport et leadership. Pourtant, ce soir la, j’ai remarque un exemple parfait pour illustrer ce chapitre sur le leadership.

Apres seulement 3 minutes d’observation, il etait facile de faire la difference entre les bons et les mauvais joueurs. En phase d’attaque, lorsqu’un joueur se trouvait bloque en situation difficile, il se devait de passer le balle a un equipier. S’en suit une tres courte phase de reflexion au court de laquelle la balle est lancee en direction du co-equipier visible le mieux place. C’est invariablement celui qui a su se placer en prevision de l’action et non pas celui qui est encore marque par un ou plusieurs adversaires ou a la bourre vis a vis de l’action. Certains mauvais joueurs restaient constamment en groupe (y compris avec l’adversaire, ne faisant pas trop d’effort pour se demarquer, probablement de peur de recevoir la balle et d’attirer l’attention sur eux justement). A l’inverse, les bons joueurs prenaient des risques et se placaient systematiquement de facon qu’on ait pas d’autres choix que de leur envoyer la balle.

C’est pas vraiment different en leadership a vrai dire, vous voulez etre visible et place en prevision d’un probleme avenir pour recevoir la balle (le leadership est un jeu d’equipe). Sans toutefois crier “moi! moi! moi!” ce qui invite a ne pas recevoir la balle au contraire.

Le chapitre 3 vous aide a prendre conscience de l’image que vous projettez, maintenant il est temps de capitaliser dessus et vous placer de facon strategique. Avec la repetition, les gens en viendront a prendre l’habitude de vous envoyer la balle.

L’art du positionnement revient a demontrer votre valeur, et etablir une aura autour de vous tout en ne faisant pas qu’elle soit pas trop lourde ou imposante. En d’autres termes, trouver le moyen de vous valoriser sans vous venter ou apparaître arrogant. Un peu comme une personne n’ayant rien a prouver.

Une des facons dont vous pouvez convier de la valeur sans en avoir l’air est de devenir maitre dans l’art de raconter des histoires (pas des bobards hein, des histoires). Ca consiste a utiliser un sujet detourne tout en parsemant l’histoire de demonstration de valeur (positive, pas negative!).

Par exemple, a la place de dire: “J’ai ete un Scrum master, il faudrait mieux faire comme cela”, vous dites plutot en parlant de dinners de Noël organises par les boites: “Ca me rappelle que ca faisait pile un an que j’etais scrum master dans mon precedent travail lorsqu’ils ont annonce l’invitation au dinner de Noël. On savait pas trop a quoi s’attendre et on a eu droit a des danseuses du ventre en plein milieu du dinner! C’etait un peu surrealiste en plein hivers”. Toujours faire preuve de votre valeur sans vous etendre dessus et laisser les gens creuser pour en savoir plus, c’est encore ce qui marche le mieux. Vous pouvez vous faire un petit livre d’histoire que vous pourrez reutiliser en situation si cela peut vous aider.

Vous placez alors des graines d’idee (avec plusieurs personnes) et vous voyez si ca germe. N’essayez pas d’imposer l’idee ou elle ne prendra pas. Avec le temps, l’idee va germer et les gens commenceront a assimiler l’idee de fait que dans un moment de doute ils se tourneront vers vous tout naturellement. Comme avec l’exemple du hand-ball, vous aurez appris a vous placer au bon endroit. Pour reprendre l’exemple de Scrum, ca peut etre au milieu d’un sprint qui va mal qu’on se tourne soudain vers vous pour conseil.

Une autre facon d’obtenir de la valeur en generale est de faire des choses qui vous confere un status particulier dans la societe sans que cela soit un status en lui-meme. Par exemple, un des grand symbol d’il y a 20 ans c’etait fumer. Si vous fumiez, vous etiez cool (maintenant vous craignez… fort heureusement pour les poumons de ma petite famille). De nos jours, on peut utiliser des choses comme: conduire une moto de sport, une voiture de sport, faire du sport, posseder un business, frequenter des gens connus, passer a la tele, publier des articles, publier un livre… vous voyez le principe.

Une fois que vous avez fait assez de demonstration de valeur, vous allez commencer a recevoir la balle. Pour continuer sur notre exemple: “Jeremy, toi t’as ete scrum master deja, tu penses qu’on devrait faire quoi dans ce cas?”.

Gardez en tete qu’a ce moment, ce n’est qu’une opportunite, et rien d’autre. C’est a vous de l’exploiter. Vous avez globalement 2 actions possibles a ce moment la: Gardez la balle ou faire une passe.

1. Gardez la balle quand vous voulez:

  • Demontrez une valeur dans autre chose tout en aidant a resoudre le probleme (la question a deja legitime votre valeur sur ce sujet, n’en rajouttez pas et vous en gagnerez encore en valeur). Utilisez une autre histoire pour illustrer votre reponse.

    Ex: “C’est un point problematique en effet. C’est probablement un des premiers problemes que j’ai eu a resoudre sur le projet X, c’est arrive lors d’un sprint ou j’avais mis l’accent sur l’importance de l’architecture et de l’utilisation de diagrammes UML pour ameliorer la communication….”

  • Preparer le terrain (principe d’annulation, on verra ca dans un prochain chapitre). Ca donne un truc du style:

    Ex: “X (manager) a raison de mettre l’accent sur la planification, c’est une partie tres important de Scrum. Il lui faudra encore realiser toutefois que c’est une consequence lorsqu’on applique les principes de base de Scrum qui consiste a donner plus d’autonomie a l’equipe et qu’on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. D’ailleurs on avait ecarte systematiquement tout manageur de rôle de scrum master pour cette raison et on a bien fait car…”.

2. Passez la balle intelligemment si vous voulez:

  • Marquer des points en tant que vrai leader et diriger la conversation sur votre agenda tout en donnant la parole a d’autres ou aidant celui qui pose la question a structurer sa pensee par un autre question.

    Ex: “Generallement dans ce cas la, on se rend compte que ce qui pose vraiment probleme c’est qu’on a tous une definition differente de finir une tache. Quelle est ta definition de finir pour une tache de programmation?” puis en se tournant vers une autre personne de l’equipe: “est-ce la meme pour toi?” et laisser la conversation continuer entre eux. Vous les aidez a resoudre leur probleme tout seul en les aiguillant, aussi prenez de la distance a nouveau et le respect n’en sera que plus grand… puis la balle reviendra a vous comme par magie.

Si vous ne savez pas la reponse, je vous conseil de refleter la reponse avec des phrases du genre: “Je vais verifier et je te laisserai savoir” ou “Il faudrait que je revoie mes notes sur le sujet, je te dirais ca apres” pour masquer votre manque d’assurance sur le sujet. Surtout ne soyez pas defensif car chacune de vos activites peut vous faire gagner ou perdre en stature, et etre defensif est un mechanisme qui vous fait perdre en stature.

Un dernier concept important toutefois. Il est important de ne pas jouer le jeu des autres afin de gagner en importance. Ainsi, il ne vous faut pas repondre de suite a une question directe, sous peine d’inconsciemment etre percu comme quelqu’un a la botte d’un autre.

Par exemple, si votre manager vous demande: “T’en es ou?”, il est important de ne pas sauter dans son jeu et de repondre immediatement par ou vous en etes. A la place, vous posez une autre question a laquelle il lui faudra repondre en premier. Apres qu’il aie repondu, c’est okay de lui repondre.

Par exemple: “Quelles sont les dernieres informations que je t’ai donne sur la progression?”. Croyez moi, il ne vous posera jamais plus la question pour vous embeter ou parce qu’il s’ennuie car c’est desormais a lui de se rapperler de la progression et de vos mises a jour a present. Vous montrez que c’est vous qui maitriser l’information et sa communication, et non plus lui.

Voilà, je vous laisse explorer ces nouveaux concepts, y’a beaucoup a pratiquer sur le sujet et comme d’habitudes les commentaires sur vos experiences personnelles ou simples questions/remarques sont toutes les bienvenues.

Devenir un leader – Chapitre 3

Voici le dernier chapitre qui conclu cette premiere partie sur les apparences.

Premiere partie I : Les apparences sont trompeuses.

Chapitre 3: Image publique

Avoir une image publique n’est pas reservee qu’aux celebrites qui passent a la television. L’image que vous projetez de vous au travail est tout aussi publique et importante pour votre carriere de leader. Aussi vous faudra-t-il veillez a projeter une image positive de vous.

Votre image se contruit toute seule grace a la repetition de vos actions dans des situations similaires.

Si en revanche, par vos actions inconsistantes, vous projetez l’image d’une girouette (ou pire d’une personne peu digne de confiance), peut importe que vous soyez bien habille (chapitre 1) ou que votre langage corporel soit impeccable (chapitre 2), tout le monde vous prendra pour une girouette, eloquante  et bien sapee certes, mais incapable de garder le cap creant une trainee de gens confus ne sachant pas tres bien quelles sont vos attentes.

Votre role de leader serait alors rendu considerablement plus difficile, car un des atouts principaux de votre image est de faciliter le management des attentes de votre part. Vos actions se doivent des lors d’etre consistantes et congruentes avec l’image que vous voulez faire passer de vous.

Imaginez un instant que vous projetiez l’image d’une personne qui sait ecouter. Tot ou tard les gens vont commencer a se confier a vous de facon reguliere. Mieux encore, les personnes vont conseiller d’autres personnes de se confier a vous car… vous savez ecouter. Avec le temps, vous serez au courant de tous les problems dans votre entreprise a tous les niveaux et serez confiant d’etre tenu au courant de tout nouveau problem.

A l’inverse si vous tirez sur tous les porteurs de mauvaises nouvelles, personne n’osera plus vous rapporter de mauvaises nouvelles et les gens iront meme jusqu’a mentir/embellir la realite pour eviter les represailles. Pire encore, les personnes n’ayant jamais eu affaire a vous adopteront d’amble la meme attitude mefiantes.

Tout ceci pour illustrer que votre image a une bien plus grande portee que votre personne. C’est d’ailleurs un concept clef pour avoir une impacte sur toute une organisation.Votre image est un outil tres important qui vous permet d’aligner tout un business sur vos attentes et parle a votre place pour ceux qui n’ont pas l’opportunite de vous parler personnellement.

Donc, si vous contruisez une image d’une personne qui recompense un certain type d’action de facon constante (finir en temps et en heure, qualite du travail, innovation, bref ce que vous aurez choisit), tot ou tard les gens s’adapteront et vous n’aurez plus besoin de le precisez dans vos attentes.

Okay, mais comment choisir son image?

Commencez par ecrire sur papier l’image ce que vous voulez faire passer de vous. Ensuite, faites en sorte que vos actions soient toujours en accord avec celle-ci.

Chaque personne etant unique, essayez autant que possible de construire sur vos qualites plutot que d’essayer d’etre quelqu’un d’autre. Il y a certes des points faibles qu’il vous faudra probablement minimiser voir gommer pour arriver ou vous voulez, mais cela fait partie d’un autre type d’exercice; ce genre de changement doit venir de l’interieur et non de l’exterieur (je vous conseille donc de lire Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent pour ce genre de transformation).

Il y a un dernier point dont je n’ai pas parle pour la creation de son image: le principe d’association.
Par exemple, si vous rencontrez 3 personnes dont vous savez que deux sont des malfrats, il, y a fort a parier que vous preniez le troisieme pour un malfrat egalement. Aussi, choisissez bien avec qui vous voulez etre associe et n’hesitez pas a prendre de la distance avec les personnes dont l’image ne correspond pas a ce que vous voulez faire passer.

Une derniere chose importante qu’il vous faudra rapidement accepter est qu’il est impossible de plaire a tout le monde. Vous allez des lors devoir faire des choix difficiles pour etre en accord avec votre image car il vous faudra garder coute que coute ce que avez choisit pour le meilleur et pour le pire sous peine de saboter vos chances de reussite. C’est a ce prix seulement que les gens vous associeront a l’image que vous aurez choisit.

Mais au final, il y a fort a parier que les gens vous respecteront pour la constance de vos action et la force d’etre fidel a vos convictions/valeurs. On peut tout a fait etre respecte pour ses idees sans toutefois etre aime.

Oh et puis, rien ne sert d’etre trop presse pour faire passer son message, la vie de tous les jours offre generallement suffisamment de situations pour renforcer votre image publique.

Bon courage!

Devenir un leader – Chapitre 2

Premiere partie I : Les apparences sont trompeuses.

Chapitre 2: Le language du corps

Pour prendre un cas un peu extreme, imaginez un moment que je vous dise que je vous aime de tout mon coeur en vous montrant mon majeur ou autres gestes obscenes. Il y a fort a parier que vous croyiez plus mon doigt que mes paroles.

A l’inverse si je vous dis d’aller vous faire voir en tendant les mains vers vous comme si je voulais vous prendre dans mes bras, penchant la tete de cote, un sourire aimable aux levres et des yeux doux, il y a de fortes chances que vous soyez un peu confus (genre, ai-je bien entendu?).

Nous sommes naturellement plus enclin a croire ce que le corps dit plutot que les paroles qu’on entend. Bien sur, ce que l’on dit (et surtout comment on le dit) compte aussi, mais le langage du corps a une bien plus grande importance dans la communication que les gens pensent et un bon leader est maitre dans cet art pour deux raisons importantes:

Tout d’abord, pour maitriser sa communication. Ca lui permet de faire que son message soit consistant avec ses paroles, d’eviter de montrer son inconfort/manque d’assurance sur certains sujets (ce qu’un leader ne peut pas se permettre) et aide a sculpter son image publique (voir chapitre 3). D’ailleurs on peut dire que l’une des differences principales entre l’image d’un clown bien habille et un leader repose beaucoup la dessus.

Par exemple, si je veux qu’on me croit, je ne mettrais pas les paumes des mains vers le haut ou si je veux apparaitre sur de moi tout en ayant l’air decontracte, je mettrais les mains dans les poches en laissant le pouce dehors alors que les 4 autres doigts seraient a l’interieur et non l’inverse (le pouce dans la poche et les 4 autres doigts dehors). Ce n’est pas une discipline qu’on apprend a l’ecole (du moins dans le cursus scientifique), mais ca s’apprend.

Ensuite, un bon leader doit imperativement savoir decrypter les signes chez les autres personnes car a mon plus grand desespoire, les gens ne disent pas souvent la verite ou plus exactement ce qu’il pensent vraiment. C’est d’autant plus vrai lorsqu’on a une position de chef, les gens adaptent leur message pour diminuer un problem ou obtenir une faveur ou quelque chose du meme genre (ce qui souligne aussi l’importance d’ecouter, mais on y reviendra plus tard).

J’ai encore jamais entendu parle d’un bon patron de boite internationale qui se contente de coups de fil, video conferences et emails pour gerer ses branches a distance, car rien ne remplace un vrai face a face pour savoir ce qui se passe vraiment.

Etre conscient du language de son corps et celui des autre demande un veritable effort conscient. Vue que mon mentor m’a pousse dans cette direction et qu’il est tres doue la dessus, j’ai tourne a la parano pendant quelques mois. Maintenant je me sens plus a l’aise et c’est naturellement que j’arrive a m’exprimer d’une facon que je trouve bien plus convenable avec mon corps tout en arrivant a decrypter les signes les plus evident chez les autres (ma femme aprecie moyennement ce nouveau talent d’ailleurs :) ).

Le truc bien c’est que vous pouvez profiter de l’experience des autres sur le sujet et vous n’etes pas oblige de creer votre propre repertoire de gestes & significations, vous pouvez chopper un livre sur le sujet et pratiquer, pratiquer pratiquer, encore et encore.

Le livre qui m’a ete recommende et que j’ai trouve tres bon sur le sujet (meme si c’est avec le temps et la pratique que j’ai appris a l’aprecier vraiment) a ete ecrit par quelqu’un dont le metier en dependait et est bien illustre: Ces gestes qui parlent à votre place. Je vous recommende ce livre car je me mefie beaucoup des livres d’escros et charlots sur le sujet (genre la synergologie et son fondateur).

Donc, si vous voulez augmenter votre carrure de leader, je vous conseille grandement de commencer a vous y mettre des que possible. Et tant que j’y suis, afin d’illustrer ce chapitre, je vous encourage a faire les exercices suivants:

1. Regardez cette video; une fois SANS son, puis a nouveau AVEC son (c’est seulement 1 minute)

Premier discours de politique etrangere de Nicolas Sarkozy

Qu’on aime ou qu’on aime pas Sarkozy, il n’en est pas moins une personne qui sait s’exprimer avec son corps (ex: Sarkozy a Colombia, notez les gestes).

A la difference de son fils qui a encore bien du boulot a faire dans ce domaine la (meme s’il est encore jeune) ou d’autres adversaires politiques (qui eux n’ont pas toujours la jeunesse comme excuse!).

Je vous laisse regardez d’autres personnes politique et faire attention a comment ils s’expriment avec leur corps et le succes politique dont ils/elles jouissent.

PS: Attention, pas de commentaires de nature “politique” ici car ca n’a vraiment rien a voir avec le sujet.

2. Regardez vous dans un miroir a present et imaginez jouer dans votre tete une discussion avec votre patron a propos d’une augmentation de salaire ou vous lui expliquez pourquoi il est normal qu’il vous augmente (sans dire un mot a voix haute).

Faite attention au langage de votre corps au fur et a mesure que vous jouez la scene dans votre tete.

Vous pouvez commencez par faire l’exercice en restant droit comme un poteau… il vous faudra probablement pas plus de 3 secondes pour realiser que y’a plus efficace pour faire passer un message et recommencez en etant plus “communicatif” avec votre corps.

Si vous le pouvez, enregistrez la scene et rejouez la (sans son donc) devant une personne de confiance et demandez lui de vous decrire l’impression que ca lui a fait (confiance est le mot que vous cherchez a obtenir, mais d’autres pourraient etre revelateurs et instructifs pour vous).

C’est un exercice particulierement difficile si vous n’avez pas l’habitude de vous exprimer avec votre corps et cela vous ferra prendre conscience (j’espere!) que ca demande pas mal de pratique!

C’est d’autant plus difficile lorsqu’il faut y joindre la parole car il vous faut penser a vous exprimer de facon clair en meme temps que les gestes apropries. Avec de la pratique les gestes deviennent naturel et vous pouvez de nouveau vous concentrez sur votre message verbal tout en laissant votre le corps faire le reste. Tout comme apprendre a conduire une voiture au debut. Au bout d’un moment on ne fait plus trop attention au levier de vitesse et aux pedales pour se concentrer pleinement sur la route.


Devenir un leader

J’ai eu plusieurs roles de leader dans ma carriere mais malgre la pratique, je n’avais encore jamais realise les implications reelles et avec du recul on peut dire que je me suis plus ou moins contente de jouer le role d’un bon manageur tout au plus au lieu d’un veritable leader. Mais avant de continuer plus avant, je vais me permettre une petite digression pour poser les bases.

Il y a un an, la boite dans laquelle je travaille toujours avait de grosses difficultes internes: toutes les personnes en positions de pouvoir etaient soit totallement incompetentes pour la plupart (principle de Peter) ou tout bonnement incapable de redresser la barre (tout le monde tirant la couverture trop petite dans sa direction). Nos clients nous quittaient les uns apres les autres et rien ne semblait pouvoir arreter l’hemoragie malgre les apparences de restructurations a droite a gauche avec du simili SCRUM.

C’est a ce moment la que j’ai choisit de passer a 70%, preferant ne pas miser tous mes jetons avec une boite ou les possibilites de progression ne se materialisaient pas, mais ne desirant pas non plus quitter le navire et changer de boite pour retrouver d’autres disfonctionnement plus ennuyeux (car ne nous voilons pas la face toutes les boites ont leurs problems). Quelques semaines plus tard toutefois, je passais finallement SCRUM master et gardait mes 70% dans la foule.

C’est un peu plus tard que le board des directeurs engage une personne pour remplacer le role de chef de development qui etaient jusqu’alors cummules (si tentez qu’il n’ai jamais ete rempli/exerce) avec le role de technical directeur. Le truc bien avec les boards, c’est qu’au final c’est leur argent et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent des dirigeants, meme si c’est souvent trop tard… genre la chance du dernier moment.

Pourtant, en a pein un an, le nouveau chef de development est devenu une personne incontournable dans la boite prenant des decisions sur des sujets bien plus large que le development. Il a replace la plupart des personnes problematiques a des postes ou elles brillent desormais, il a mis a d’autres personnes a haut potentiels a d’autres postes, et il a remis en route la machine de development malgre un scepticisme initial plus que flagrant de la part des developeurs.

C’est la que j’ai vue ce l’impact que pouvait avoir un veritable leader a la difference d’un bon manageur.

Je m’estime pas mal chanceux d’avoir pu assister au changement aux premieres loges (en tant que SCRUM master) car je ne pense pas que j’aurais jamais pu apprendre autant en lisant un livre de management/leadership.

Ce qui va suivre est le fruit d’un an de reflection et d’exercice sur le sujet., tout commentaire est le bienvenue et je ne doute pas qu’il y en ait, du la nature des reflections. Du moins, le “moi d’il y a un an” se serait insurge contre certains trucs a n’en pas douter. En tout cas, le contenue est loin de ce qu’on trouve dans les livres dans le commerce sur le sujet…

Cette “serie” devrait comporter 3 parties chacune composees de plusieurs chaptres.

Aujourd’hui je publie le premier chapitre, les autres sont deja decides mais il va encore falloir les ecrire.

Premiere partie I : Les apparences sont trompeuses.

Chapitre 1: Les habits

On a coutume de dire que l’habit ne fait pas le moine… certes, mais imaginez un instant un moine sans habit de moine et vous verrez que ce n’est pas si simple de le reconnaitre au premier regard. Vite vous realiserez qu’en fait personne ne le reconnaitrait au premier regard sans signe visuel et qu’on aurait besoin d’engager une discussion avec lui pour le savoir. Pire encore, on serait amenez a ne le croire qu’a moitier car il n’en a pas l’apparence (si c’est un vraiment un moine pourquoi n’en a t’il pas l’habit?). Il y a fort a parier qu’on serait plus enclin a croire un non-croyant en habit de moine. Notre cerveau prend des raccourcis mentaux et categorise une personne habillee en moine en tant que moine sans effort. C’est le principe d’association et on l’utilise constamment pour naviguer dans notre societe.

Stupide ou pas, il en va de meme pour ceux qu’on consider comme leaders. La conclusion est simple, si vous voulez etre considerez comme un leader au premier regard, commencez donc par vous habiller comme un leader. Abandonnez les T-Shirts troues ou de hard rock, jeans et baskets et commencez a vous porter des vetements plus classe.

Cette etape a trois atouts psychologiques notables:

Tout d’abord les autres vont changer leur regards vis a vis de vous. Qu’ils vous connaissent ou pas d’ailleurs. Ca prendra plus de temps avec ceux qui vous connaissent deja mais ca viendra si vous restez consistent. Les autres vous prendront de base pour le leader (que vous le soyez ou pas). J’ai plusieurs anecdotes marrantes sur le sujet d’ailleurs (voir a qui s’addresse un vendeurs en premier, ou une personnes exterieure au group est tres instructif).

Ensuite, vous allez changer votre propre regard de vous meme et agir en fonction tout naturellement. Ce qui veut dire qu’on est tout a fait capable de se convaincre qu’on est un moine si on s’habille en moine chaque jour.

Apres tout, le cerveau est capable de remettre l’image a l’endroit si on porte des lunettes inversante tout le temps; se voir en habit de moine ne doit surprendre personne si on commence a se comporter comme un moine apres.

Et enfin, vous allez commencer a faire attention consciemment a comment vous etes percu et la connaissance de son environment est essenciel au role de leader. Mais j’y reviendrais plus tard avec le langage du corps.

L’astuce toutefois consiste a eviter les extremes. Il est important de continuer de faire partie du groupe et ne pas etre catalogue comme en dehors du group ou il vous sera plus difficile de le diriger de facon informelle (le vrai but, mais j’y reviendrai plus tard). Donc habillez vous mieux que tout le monde, mais pas tellement mieux que les gens vous catalogue comme externe au group.

Par example, si dans votre equipe tout le monde porte des jeans et t-shirts troues, ne venez pas en costume cravate. Commencez par porter des chemises avec votre jeans. Smart casual comme on dit et pretez attention aux chaussures, veste, sac, ceinture, …

Je peux vous dire que toute ma vie j’ai nage a contre courant la dessus. Un peu par refus d’etre catalogue sur mes apparences, prenant “plaisir” a voir la tete que faisait les gens a l’annonce de mon salaire en jean/basket (banque, agence de location…), denigrant les petits branleurs prisonnies de leur costard cravate et autres trucs du genre.

Le fait est qu’au final, ce genre de plaisir n’est pas compatible avec des ambitions de leader car il est plus simple de laisser parler les apparences que de convaincre chaque personne contre ses idees preconcues.

Un crapeau qui parle sera toujours considerez comme un crapeau, peu importe qu’il sache mieux phylosopher que la personne avec qui il parle. Cest malheureux que les gens jugent sur les apparences avant le contenu mais la vie ne manque pas d’exemples pour que tout le monde sache que c’est tristement vrai.

Le truc “marrant” dans tout ca est que depuis que je nage avec le courant, la facilite avec laquelle je dirige est assez deconcertante parfois (presque trop facile, ou ca va trop vite), un peu comme si j’avais arrete de vouloir redefinir comment le monde marche autour de moi et commence a utiliser l’apparence comme un outil.

De toutes les pillules a avaler, celle-ci fut de loin la plus amere pour moi. Mais une fois avalee, le reste n’a pas ete vraiment difficile a passer.

A suivre donc…

Le management dans le jeu video ou pourquoi sommes nous toujours des amateurs

Ce post aura mis du temps a sortir. Je suppose que c’est l’effet de debut d’annee ou il faut se remettre dans le bain apres une “longue” pause ou tout simplement car je passe beaucoup de temps sur mon jeu.

Pourtant j’avais commence a blogger peu de temps apres etre parti puisque j’avais commence l’ebauche de cet article a l’aeroport avant meme de partir en vacances en Suisse.

Puis faut dire, avec tous ces gens qui pense du bien de mon blog, j’ai la pression maintenant :)

En tout cas, je dois dire que le sondage et son resultat m’ont surpris.

Tout d’abord par le nombre de personne y ayant participe dans un delais de quelques jours mais aussi le choix du sujet gagant. Generallement, mes posts sur le management sont ceux qui generent peu de commentaires et ce sont egalement ceux dans lequel j’ai le moins d’experience de terrain en tant que practicien.

Certes le sujet me passionne, je me renseigne beaucoup dessus et j’ai eu beaucoup d’occasions de le voir en action, de le critiquer et de l’analyser, mais j’ai que peu pratique a temps complet dans le role meme de manager a plein temps. Donc on gardera ca a l’esprit tout au long de ce post.

Gageons toutefois que ce post ferra couler beaucoup d’encre usera les claviers car j’aurais presque pu l’intituler “les problemes dans le jeu video ne sont pas incurrable – 3″ et on sait a quel point cette serie est populaire ici hehe :)

Alors sans plus attendre, rentrons dans le vif du sujet et on va commencer tout de suite par ma definition du management la plus generale possible et d’entree, ca devrait mettre les choses au point:

Le management, pour moi donc, c’est l’art de faire que les autres puissent travailler a leur maximum d’efficacite.

Notez que je marque “puissent” et “efficacite“. Cette phrase somme tout petit comporte toutefois des notions tres importantes comme on va le voir un peu plus tard puisqu’elle definie a mes yeux le role d’un manager comme un role de support essenciellement et non de contremaître.

Bien souvent malheureusement cette definition du role est relaye au dernier plan au benefice de notions plus populaire telles que:

“faire que les gens travaillent le plus longtemps possible” et “faire que les delais soient respectes”, ou bien meme “mettre en place plus de procedes et de bureaucracie pour ralentir tout le monde”, voir dans certains cas: “s’assurer que le planning soit suivit peu importe le cout humain” ou “faire bosser toutes ces feignasses” pour les cas les plus extremes.

Bon autant le dire tout de suite on en voit des vertes et des pas mures dans le jeu video au niveau management. Les managers sont des charlots dans notre milieu.

J’ai vue des managers qui utilisaient du baton, j’ai vue des leads programmeur sans aucune motivation bacler un projet, des senior programmeurs pipotter leur manager en ce qui concerne le temps d’une tache et pleins d’autres cas d’incompetence majeur…

Lors de mon temps passe a Argonaut, j’ai travaille sur un jeu de jetski.

Tout le monde en conviendra rapidement, l’eau est un element essentiel dans un jeu pareil et le code d’affichage de l’eau avait besoin d’un gros changement.

Le programmeur 3D explique alors au manager que ca ne va pas et qu’il faut refaire l’affichage.

Conscient du probleme, j’ai plaide en faveur du programmeur car le code avait besoin de changer, j’ai meme suggere la technique pour le changer et il a obtenu 3 semaines au final.

Il etait super content et m’a dit qu’il avait pleins d’idees pour ameliorer encore le truc avec ci et ca.

Au final il a passe 2 semaines a glander, surfer et la troisieme semaine a code le truc de base pris d’un exemple dans un livre que je lui avais conseille en 3 jours.

Lorsque je lui demande ce qu’il a fait de toutes ses idees, la reponse a ete qu’il n’a pas eu le temps de les faire.

Alors on peut se dire que c’est la faute du programmeur, quelle grosse feignasse apres tout il avait 3 semaines. On peut aussi se dire que c’est la faute du manager qui est incapable d’etablir des objectifs de progression clair et visible de tous.

En jeu de role, on a coutume de dire que les bons maitres du jeu ont des bons joueurs, non pas parce qu’il les attirent mais parce que le maitre du jeu guide et forme les joueurs. Et non seulement je pense que y’a beaucoup de vrai la dedans, mais egalement que c’est applicable au management.

Au dela de l’histoire ou il est tres facile de blamer l’un ou l’autre (les arguments ne manqueraient pas dans les deux sens). Ce qu’il faut noter c’est que chacun est different et donc demande une approche et solution differente et qu’un bon manager peut faire la difference rapidement.

Mon principal grief vis a vis des managers dans notre industrie, ce qui a valu son titre a cet article, est qu’ils n’ont aucune formation de manager, ils le deviennent principalement sur le tas par evolution de carriere ou par opportunite et non par choix et fonction de leur capacite.

Cela ne nous viendrait pourtant pas a l’esprit de croire qu’on peut s’improviser psychiatre, manager c’est pareil. Ca demande un minimum de connaissance et de qualites.

Ma carriere a ete parsemée de mauvais managers. La plupart cumulaient aussi le role de producer ou de lead.

C’est une erreur frequente que j’ai constate a mainte reprises.

Pourtant y’a une enorme difference entre entre un leader et un manager et cela demande des competences bien distinctes. Moi meme j’en n’avais pas vraiment pris conscience avant de lire les 7 habitudes (voir plus bas pour reference).

Dit simplement, si le leader decide de l’objectif a atteindre, le manager fait que les travailleurs puissent l’atteindre a leur maximum d’efficacite. Decider d’ou aller demande des competences differentes de s’occuper de ceux qui vous permettent d’y arriver.

Pour ne citer que les principaux type de manager que j’ai eu:

A Lionhead chacun etait responsable de son travail sans vraiment qu’on ait un manager. L’avantage evident est que tout le monde etait responsable de la qualite de son boulot mais y’avait tout de meme pas mal de conflit de personnes qui auraient pu et du etre resolus: 3 sur une equipe de 20 c’est tout de meme 15% de l’equipe. Pas tres brillant comme bilan.

A Argonaut, la personne cumulait aussi le role de producer, une autre celui de lead programmeur (c’est generallement mieux accepte par les programmeurs, mais ca n’en fait pas un bon manager pour autant!!) et sur un autre projet c’etait quasi un exclavagiste posant chaque vendredi la meme question jusqu’a la fin du projet: “tu peux venir ce week-end?” Haha :)

J’ai decouvert le management a Argonaut. Olivier Goguel avait ete embache en tant que consultant en management technique.

J’ai rapidement sympathise et alors que je me plaignais de ma hierarchie manageuriale il a ironise en disant qu’Argonaut etait un cas typique du principe de Peter.

Principe de Peter: “Dans une entreprise on progresse jusqu’a son niveau d’incompetence”, ce qui veut dire qu’on progresse dans la hierarchie de l’entreprise jusqu’a ce qu’on soit mis dans une place pour laquelle on est incompetent et pour le coup on n’obtient plus de promotion et on reste a un poste ou on est incompetent. Le corollaire etant que toutes les hautes positions sont remplies par des incompetents.

Ca m’a bien amuse et pique mon interet pour le management, un monde que je ne connaissait pas vraiment et pour comprendre comment on peut faire mieux.

Jusqu’a present tous les exemples de management que j’avais connu s’assimilaient plus ou moins au role du gendarme ou pote (rien a voir avec du vrai management).

J’ai finallement du attendre d’arriver a EA pour voir un vrai manager en action. Autant le dire tout de suite c’est le seul bon manager que j’ai vue dans toute ma carriere, mais je tiens a preciser rapidement que ca n’a rien a voir avec EA en general, qui comporte egalement son lot interminable de charlots en management et d’ailleurs l’esclavagiste d’Argonaut a fini la bas aussi lorsque la boite a coule :)

Tony, c’est le nom du vrai manager, ne venait pas du monde des jeux video mais de celui des softwares et avait un MBA en poche depuis maintes annees. C’est grace a lui que j’ai pu voir le resultat de ce que peut faire un vrai manager.

Lorsque Tony a rejoint EA, il a mis en place tout de suite des reunions a deux (lui et une des personnes qu’il manage). C’etait des reunions de 30 minutes une fois toutes les deux semaines.

C’est tout bete dit comme ca, mais cela permet (et a permit) de desamorcer des conflits tres rapidement avant qu’ils ne s’enveniment.

Cela offre une bien meilleur visibilite au manager mais encore faut-il savoir ecouter (une des qualites les plus importantes d’un manager, si on ecoute pas, on ne peut pas comprendre).

D’autres managers a EA ont egalement trouve que c’etait une bonne idee, mais fallait voir comment c’etait applique. La ou les reunions etaient sense capturer les reflections de la personne, un des managers monopolisait tout le temps de parole. On se demande s’il y gagnait quoi que ce soit dans ses reunions puisqu’il n’y avait pas vraiment d’echange.

Manageur, c’est aussi participer a faire que l’equipe s’entendent bien pour pouvoir etre efficace (au point de vue de la repartition des resources humaine et de la communication entre equipe/groupe). La encore le manager a un role de facilitateur et non d’esclavagiste.

Je ne sais plus ou j’avais lu ou entendu ca et c’etait surement bien mieux racconte que moi mais j’ai trouve que c’etait un bon exemple.

Il etait tard et le manager apporte une tasse de soupe chaude a un employe, l’employe le remercie et lui dit qu’il ne faut pas s’embeter pour lui, qu’il a surment beaucoup a faire en tant que manager, le manager regarde alors la personne et dit: mais je suis en train de travailler.

Bon je signe et resigne, manager ne s’improvise pas et toute personne ayant lu Peopleware le sait.

Pourquoi alors n’a-t-on pas encore de vrai managers dans notre industrie? Des personnes proactive (qui agissent avant que les problemes n’arrivent), integres (de confiance sur qui on peut compter) et qui savent ecouter (pour trouver la vrai solution).

Vous admettrez que ce sont des qualites bien differentes de celles demandes sur un CV pour les posts de programmeurs, artiste ou meme testeurs qui pourtant deviendront par evolution de carriere manager.

C’est pourquoi pour moi, tant qu’on pensera que devenir manageur s’apprend sur le tas, on restera des amateurs et y’aura pleins de pots casses.

Mon opinion est que devenir manageur ne s’improvise pas sauf au detriment des personnes qui seront managees.

Tony m’a explique que chaque personne etait differente et demandait une solution differente. Il faut etre a l’ecoute pour pouvoir proposer la meilleur solution.

Je suis tres concentre sur des buts a atteindre alors que mon collegue etait plutot tres concentre sur l’execution de de taches. Alors lorsque j’ai du etre son lead, je me suis adapte et on a ecrit sur des petits cartons chaque tache a faire (un peu a la maniere d’XP) a chaque review pendant que moi je gardais la vision globale. Et merde j’ai cumule manager et lead :)

Au dela du role d’interaction sociale evident, le manageur a aussi des outils pour l’aide a la prise de decision pour eviter les decisions prises en fonction de la lune, ce qui est generallement bien mal percu par l’equipe (pourquoi cette decision et pas une autre? c’est du n’importe quoi).

Savoir prendre des vraies decisions demande du courage (car il, y a peu de chance que cela plaise a tous), mais un manageur incapable de produire de bons arguments objectifs pour soutenir sa prise de decision (cout d’opportunite, analyse des couts/benefices …) me laisse tres perplexe sur ses competences de manageur et remet en cause son integrite meme aux yeux de l’equipe…

Enfin, sachez qu’une decision meme mauvaise est meilleur que pas de decision.

Un dernier point que j’aimerais aborder est que certains croient que la solution se situe dans le type de technique de management qu’on utilise: waterfall ou scrum ou je ne sais quoi.

Waterfall etant un plan rigide (qui certes facilite les milestones foireuses et les heures sup) et SCRUM etant une methodologie Agile qui permet de corriger la course au fur et a mesure (comme XP).

Pour etre france, pour moi peu importe. Ce ne sont que des outils, et c’est celui qui manie l’outil qui fait la difference. Si c’est un charlot (comme on en a tellement), choisissez l’outil qui lui demande le minimum d’intervention… ha ben ca doit etre pour ca que SCRUM est populaire finallement ;)

En conclusion, le role d’un manager est riche en mission et malheureusement la plupart sont delaissees aux benefices d’autres plus douteuses ou inappropriees. Certes il n’y a pas que les jeux videos qui en souffrent (je peux egalement en temoigner), mais je n’adherre pas a la fatalite des choses et je pense qu’on peut toujours faire mieux. Tant qu’on n’arrivera pas a faire que les futurs manageurs deviennent des vrais manageurs, on n’evoluera pas bien loin.

PS: J’ai fait un nouveau sondage qui va avec cet article et restera juqu’au prochain (j’aime bien l’idee d’avor un sondage avec chaque article). Ca permet de s’exprimer d’un simple clique :)

Resources et outil de management:

Cela faisait longtemps que je voulais faire une page avec tout pleins de diagramme de management que j’avais collectionne a droite a gauche.

Au dela de l’aspect un peu voudou de la chose, des fois cela permet de reflechir ou de mieux articuler ses idees… un dessin vaut bien 1000 mots comme on dit.

…Je vais donc scanner tout ca et mettre sur le site ce week-end et je retirerai ce commentaire…

1. 360:
Le feedback est crutial dans le manegement, tout aussi crutial le fait qu’il soit honete et de tout bord. Les feedback en 360 (ou 360 tout simplement) sont des collections de feedback sur soit de personnes au dessus de soit, autour et des collegues. Instaure dans des boites, ils sont automatises pour eviter le “kick up and kick down”, en d’autre terme lecher le cul des boss et botter le cul de ceux sous ses ordres.
Utilisee a des fins personnelles telle que je les ai fais, elles sont un excelent outil pour savoir si vous etes efficace et ce qu’il faut pour s’ameliorer.
Quelques regles simple pour un bon feedback 360. Avoir quelqu’un de percu comme neutre faire la collection des feedback pour retirer les noms. L’important ici etant de clairement afficher que vous etes interesse dans le feedback et non les personnes qui le donnent. Cela permet un retour de meilleur qualite, mais depend evidemment de qui collecte, il faut qu’il sache ecouter sans juger pour que les autres soient honetes. Essayer aussi de collecter des exemple pour comprendre mieux les situations a probleme ou celles ou vous etes bon.
Si trouver une personne externe n’est pas possible alors les regles de feedback s’appliquent a savoir accepter le fait que ce soit un feedback et cherchez pas a vous defendre, encourager plutot l’autre personne a poursuivre sans essayer de se justifier. Le feedback n’en sera que de meilleur qualite.
Une fois par an semble une bonne moyenne.

Type analysis:

SWOT (strengh/weakness/opportunities/threats) matrix

- Myers & Briggs: TODO

- TODO Circle Kevin draw me

Problem solving:

- TODO Circle of resolution from Tony

Developement:

- TODO Matrix from Olivier

Livres que je recommande sur le sujet:

- L’incontrounable Peopleware

- 7 habitudes pour etre efficace dans la vie

- Getting to Yes pour savoir ce que c’est que negocier (et non ce n’est pas entuber l’autre :) )

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Facteurs importants de succes

Allez un petit post de management pour une fois.

Comme l’indique mon blog (image a droite) depuis quelques semaines je suis en train de lire “The New Business Road Test”.

C’est un livre qui me force a reflechir sur les objectifs que je veux atteindre avec mon entreprise, quels risques je suis pret a prendre, pour combien de temps…

C’est bien evidemment tres interessant pour moi mais ce n’est pas vraiment ce dont je vais vous parler ce coup-ci.

Un des chapitres toutefois parle des “Critical Success Factors”, ou en francais les “Facteurs critiques de reussite”, qui different selon l’industrie dans laquelle on est.

En gros ne pas avoir un de ces facteurs (ou etre mauvais dedans) diminue de facon disproportionnee vos chances de success dans cette industrie et au contraire l’avoir vous donne de grandes chances de succes.

L’exemple cite dans le livre est la vente en magasin ayant comme facteur critique l’emplacement. On peut avoir plusieurs choses fausses du moment que l’emplacement est bon, l’inverse est plus problematique.

Alors je me suis demande ce qu’il en etait pour les jeux videos. Quels sont nos facteurs vitaux dans notre industrie? Car c’est certainement pas l’emplacement.

Alors j’y ait reflechi un peu, et il est clair que y’a une constante qu’on se doit de reussir dans les jeux, c’est le capital humain (les developpeurs et leur savoir), ce qui peut laisser perplexe vue les conditions de travail de certaines boites (ou plus exactement la culture dans ces boites).

Alors biensur tout le monde ne donnera pas les meme points cruciaux, l’important etant de trouver des points communs afin de determiner les points les plus importants.

Ca me rappelle un concept interessant que j’ai appris l’an dernier. En ecole de business on appelle “Order Qualify” ce qu’il faut pour pouvoir jouer dans une industrie; l’idee etant que l’on doit avoir ca pour pouvoir essayer. Par opposition aux “Order Winner” qui sont des elements qui vous permettent de gagner (une fois que vous avez les “Order Qualify”).

La encore on peut se demander ce qu’il faut pour pouvoir jouer dans notre industrie. C’est un peu une autre facon de demander les facteurs critiques de reussite.

On retrouve toutefois plus cette idee avec les produits (jeux videos). Par exemple pour un First Person Shooter, un Order Qualify est que vous ayez une vue a la premiere personne. Les Order Winning sont generallement associes a des “Unique Selling Points”, a savoir les avantages uniques specifique a chaque jeu.

Bref, quels sont donc selon vous les facteurs critiques de reusite dans l’industrie des jeux video?

Les problemes du jeu video ne sont pas incurables… (Partie 2)

Allez c’est parti, je ne vais pas me faire beaucoup d’amis sur ce coup la et je m’attends a beaucoup de commentaires enflammes, mais pour moi autant vous le dire tout de suite, le probleme des salaires dans les jeux videos est un faux probleme.

Bon, ok ca peut surprendre dit comme ca venant de moi avec mon salaire anglais, mais laissez moi un peu elaborer mon raisonnement.

Un salaire a plusieurs fonctions que la pyramide de Maslow peut facillement nous aider a visualiser/grouper.

maslow.gif

Pour ceux qui ne connaissent pas, la pyramide de Maslow exprime les besoins d’une personne de facon hierarchique, on doit satisfaire les besoins primaires du bas avant de pouvoir satisfaire ceux du haut.

On peut facillement relier ca aux besoins que le salaire aide a satisfaire.

Ainsi, avec les besoins physiologiques, le salaire sert a pouvoir acheter a manger, des vetements… on n’est pas clochard dans les jeux videos normalement donc on assume que ce besoin est remplit de base.

Par securite, le salaire est utilise pour avoir un toit ou dormir (ou nourrir sa famille). La encore ca devrait aller.

L’appartenance pourrait etre relie au le fait que le salaire est au meme niveau que ceux des autres a responsabilites egales.

Pour finir, l’estime (au niveau financier) se manifeste generallement en augmentation de salaire ou prime/bonus/royalties quant au besoin de s’accomplir c’est lorsque l’argent ne veut plus rien dire.

On est generallement dans les jeux videos par passion. Ceux qui n’y sont pas ne font pas long feu (du moins dans les equipes de developement) car le sacrifice est souvent trop grand.

Le probleme dans le jeu video est pas que l’on ne peut pas gagner sa vie, c’est pas vrai. Allez vous plaindre a la caissiere du coin qui touche le SMIC, je suis sur qu’elle a un salaire bien plus bas que le notre (ce qui me peine, mais c’est un autre sujet). Aussi, dans l’absolu, jusque la, on fait un boulot qu’on aime et on est paye de facon a pouvoir vivre.

L’histoire comme vous vous en douter ne s’arrete malheureusement pas la. Comme les reactions de la premiere partie de cette rubrique le confirment, c’est un sentiment d’exploitation qui domine au regard du nombre d’heure a fournir.

Si on se refere a Maslow, les besoins primaires sont donc normallement assouvis, ce sont ceux plus hauts qui posent probleme.

Toutefois, la situation en France est legerement differente du fait que le secteur ludique national (niveau emploi) ne soit pas brillant et qui sait si les entreprises de jeu seront toujours la dans 3 ou 5 ans? UbiSoft ne compte pas ils se sont barre au Canada de toute facon.

C’est avant tout le sentiment de precarite du milieu nous empeche d’aborder les besoins plus eleve et, comme toute personne face a un avenir incertain, la tendance est a mettre des sous de cote.

Aussi, livrons nous a un petit exercice mental.

On vous propose le job de vos reves dans les jeux videos dans une entreprise qui va dure jusqu’a votre retraite, qui fait les jeux que vous voulez, qui a deja embauche les plus grands talents et qui en plus est placee la ou vous aimeriez vivre et travailler… le tout sans demander aucune heure supplementaire.
Le seul hic est que les salaires sont plus bas que dans une autre entreprise du jeu video (oui essayez d’imaginer j’ai dit!) et on n’a pas de primes ou de royalties.

Accepteriez vous le job?

Il est fort possible que oui (moi j’accepterai pour sur), mais cela ne va probablement pas suffire sur le long terme car il va manquer la reevaluation du salaire en fonction du marche (besoin de reconnaissance) sinon le mecontentement va grandir d’annee en annee. Pourtant le salaire n’est pas votre element de decision quant a prendre le travail meme si vous toucherez deja bien plus qu’une personne au SMIC.

L’idee est donc que le salaire est une unite de valeur de la personne une fois les besoins primaires assouvis (nourriture, toit, famille).

Donc, que faire?

Une chose que j’ai appris a mes depends par 3 fois deja (faut croire que je suis lent a la detente, ou tout simplement tetu) est que l’argent ne fait pas le bonheur au travail. Et pourtant on y passe du temps au travail mine de rien.

Huit heures de travail ennuyeuses valent facilement plus de 10 interessantes et gratifiantes. Le temps passe plus vite lorsqu’on ne s’ennuie pas c’est bien connu.

Le probleme malheureusement est que le salaire est loin des considerations actuelles…

La precarite de l’emploi, les taches ingrates, les longues heures, le manque de participation aux prises de decision ou a la direction creative du jeu sont autant de facteurs qui font qu’au final on demande une augmentation de salaire pour faire place a un mal grandissant qui est en train de pourrir notre industrie de l’interieur.

Une fois j’ai lu un article interessant y’a longtemps (je crois que c’etait de quelqu’un a Ion Storm) qui disait que ca sert a rien d’augmenter quelqu’un qui menace de partir. Il restera peut etre avec une augmentation, mais finira par partir si le probleme de base est pas resolu.

En France, la precarite t’es donnee gratos. Pour les taches ingrates, cela depends de ton experience dans le metier et de ta proactivite mais t’en auras toujours a faire. Les longues heures sont inclues dans le lot, quant au manque de participation aux prises de decisions, elles dependent de ta place dans l’entreprise, de tes relations avec les personnes dirigeantes et du type de projet, sans oublier que les projets ne permettant pas d’exprimer de la creativite sont de plus en plus nombreux.

Bref, c’est pas brillant comme constat. D’un point de vue employee, je ne penserais qu’a une chose, amasser le plus d’argent possible pour couvrir mes arrieres en cas de pepin.

Maintenant, il faut voir que l’on ne peut pas mettre toutes les boites dans le meme lot (encore heureux!) et il est d’autant plus important d’apporter des solutions concretes plutot que de se concentrer sur le niveau des salaires qui reste selon moi un faux probleme.

Se concentrer sur les salaires, c’est comme s’attaquer aux consequences au lieu des causes.

Le probleme principal etant d’avoir de vraies perspecties d’avenir pour notre industrie autres que celles actuellement vehiculees.

Comme disait Stephane, on a besoin de personne qui explorent des chemins alternatifs qui seront peut etre ceux de demain. Il en va de meme pour les entreprises qui doivent creer leur “Blue Ocean” (entendez par la, ouvrir le marche des jeux plutot que combattre sur le meme champ de bataille).

PS: J’suis un boulet, ca fait deux jours que le post est fait mais il etait en private… ca m’etonnait aussi que personne reagisse a celui la! :D Merci Johann!

Creativity magic

Un peu comme les avancées technologiques permettent d’agrandir l’économie d’un pays, la créativité permet d’agrandir les frontières du domaine ludique. Et dernièrement on n’a malheureusement pas été très gâté sur PC.

En 2003, j’étais au GDC à écouter Fred Brooks à propos de ce qui change lorsqu’on devient une grosse équipe et je vous encourage à l’écouter en entier si votre anglais tient la route (ou juste ce passage en mp3).

Ce dont je veux vous parler aujourd’hui se trouve vers la fin et s’appelle “la magie de la creativité”.

Concrètement cette magie s’exprime lorsqu’une personne decide de passer outre les regles existantes et fait quelque chose de cool. Cela arrive generallement car la personne est passionnee et veut mettre/tester une idee dans le jeu car il trouve ca super.
Ca prend plusieurs formes et j’en ai ete temoin a mainte reprises. C’est super lorsque ca arrive. Cela m’est arrive personnellement de nombreuses fois egalement. Du premier jeu sur lequel j’ai travaille jusqu’au dernier, j’ai au moins un exemple concret pour chaque projet.

Cette passion est souvent ce qui fait que d’autres personnes deviennent également passionnées a propos du produit et c’est donc vital pour créer un produit a succès.
Comme le fait remarquer si justement Fred Brooks d’ailleurs, on ne peut pas empecher les gens plein d’idees et de talent de le faire, mais on choisir qu’ils le fassent avec l’approbation officielle de leur superieurs ou on peut faire qu’ils se sentent coupable et regrettent.

J’ai pu voir que les reactions des boites etaient tres differentes, cela fait partie de leur culture. Lionhead a l’epoque de Black n White avait une politique ouverte de “woa” alors qu’a l’autre extreme EA limite te tape sur les doigts car le “woa” est moins important que les plannings.

La creativite est une chose extrement delicate et pourtant indispensable pour que notre industrie progresse de facon positive et elargissent l’horizon. C’est clairement bien trop negligee surtout dans les gros studios. C’est donc pas une surprise que les idees novatrices viennent des petites structures.

Il y a plusieurs facteurs cruciaux pour la creative, la plus importante aussi paradoxale que cela puisse paraitre etant que l’echec doit etre premis. S’il ne l’est pas il favorise la prise de position avec le moins de risque, a savoir les jeux avec un public deja acquis, autrement dit les licences.
Car innover dans le contexte de licence est difficile pour 3 raisons principales:

1. Les licences demandent generallement de gros investissement forcant une prise de risque minimum et tout ce qui est novateur est percu comme extremement risque.

2. C’est la personne qui detient la licence qui s’assure que la vision du jeu ne dommage pas celle de la licence et sont approbation est requise presque a chaque idee. Difficile des les blamer c’est leur gagne pain et leur bebe.

3. Les jeux a licence demandent generallement plus de monde a travailler sur le projet avec tout ce que cela entraine comme soucis de creativite.

Pour ces raisons, il est rare d’avoir des jeux a licences qui dechainent les passions.

Stephane (mon ami designer) me faisait remarquer apres une etude des jeux a licences, que ceux ayant succes ont bien souvent fait un effort de reflexion a propos des elements qui ont fait le succes de la licence et n’essayent pas de reproduire la narration ou cinematique du film dont la licence est issue.

Si on prend l’exemple de Catwoman ou Harry Potter, on voit de suite que l’approche etait fondamentalement mauvaise et vouee a l’echec (sur le plan ludique en tout cas). C’etait pas la peine d’attendre metacritic pour le verifier…

Une derniere chose a notee a propos des licences est qu’elles s’essoufflent naturellement et sont donc peu pronent aux avancees ludiques faisant peu l’effort de se réinventer avec les suites, puisqu’une autre licence viendra par la suite.

C’est malheureusement un cercle vicieux, les echecs entrainent une prise de risque moindre. C’est pour ca qu’il ne faut pas attendre des grosses boites qu’elles fixent ce probleme. La solution viendra de petites boites qui peuvent se permettre d’innover car les enjeux economiques sont “moins grands”.

Pour en revenir a la magie de la creativite, elle est essencielle pour notre metier et est bien souvent le fruit d’acts spontanees qu’il n’est pas possible de la commander ou de la predire (donc impossible a plannifier). C’est pour cela qu’il est crutial quel que soit l’etat actuel du projet de passer du temps a entretenir cette magie on veut qu’elle perdure.